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for La porte

2/6/2013 c1 Than
Hey, voilà une surprise sympa. Je retombe sur ta page et voilà un nouveau texte.
Enfin nouveaux... il aura bientôt sa première bougie. Mais peu importe.

J'aime beaucoup en tout cas. Dans un premier temps on comprends pas très bien où ça va. Ce gars un peu larvaire, un peu blasé qui s'enfonce dans la soirée, on le voit surtout faire du surplace.
Cela dit tu installe bien l'ambiance du coup. Même si ya peut etre une chouille de surenchère sur le blase à mon gout, mais ça se discute (bam bambam bam bambam).

Et les dernières lignes on se réveille vraiment, on sent le suspense qui nait. C'est un peu effrayant vu le contexte, mais en meme temps ça a un coté absurde à cause du personnage. Le mélange est chouette.

Aller, d'autres, d'autres :p

(Et si tu veux quelqu'un pour pinailler sur tes textes, n'hésite pas à me les envoyer. Je peux pinailler avec beaucoup de zèle)
5/8/2012 c1 1RWish
On l'avait toujours déçu, pensa-t-il, hésitant, près à ouvrir, et près à aller de rasseoir, s'affaler de nouveau plutôt, sur le canapé, car après tout, qui était la personne qui attendrait si longtemps qu'on lui ouvre ? Tout le monde finissait toujours par abandonner. Les autres finissaient toujours par l'abandonner. 

Il ne s'en plaignait pas, il n'en était pas heureux, il n'en était pas triste. Il constatait. Il constatait, parce qu'il avait décidé, à une époque qui lui paraissait horriblement lointaine à présent, qu'il avait trop tendance à être seul, et qu'il fallait qu'il s'y accommode, tout serait bien plus simple. Il voulait mourir jeune le plus tard possible. Il voulait ne rien ressentir pour être heureux. Et pour s'accommoder à cette solitude bien présente (que c'était ironique ! Une solitude présente ! Il en rit.) il avait encore décidé autre chose; ce qui donnait le vague à l'âme, ce qui lui donnait le vague à l'âme, c'était cette tendance à trop ressentir, au lieu de se contenter d'analyser. Il avait décidé d'analyser. Il avait décidé, mais il n'avait pas si bien réussi, et n'importe qui aurait pu le deviner. Il suffisait de le voir à cet instant, si pitoyable, si humain, qui tergiversait et ne parvenait à se réduire à une option !

Et pourquoi donc se mordait-il les lèvres, pourquoi se préoccupait-il de ce qu'il allait entraîner en ouvrant cette porte ?

Alors qu'il était si facile de se rasseoir sur le canapé, de se faire un café, pour changer, ou peut-être que non, pas un café, il était bien trop tard et il se sentait d'un coup très fatigué. 

Sa main lâcha la poignée et il revint au canapé, à pas disgracieux, lourds, comme une marionnette un peu détraquée.

Ses fils cassaient, cette nuit, le bois dont il était fait était rongé par la vermine qui envahissait son cœur, la peinture d'indifférence feinte se craquelait, et le vent qui continuait de souffler par la cheminée, et la pluie qui continuait de tomber, il entendait des rires.

Ils aurait voulu que tout soit silence, que tout s'assortisse à la peine qui le comprimait soudainement.

Soudainement ?, pensa-t-il avec un sourire tordu. Il n'y avait rien de soudain à ce chagrin, à cette tristesse affreuse, non rien, rien !

Saisi d'une colère teintée de larmes intérieures, il balança sa tasse contre le mur. Elle éclata en une multitude de petits morceaux, et à ce moment, il entendit un hoquet de stupeur réprimée dans son dos.

Il fit volte-face et son visage se plissa, étonné, la fureur retombée, le feu qui l'avait brûlé arrosé par le geste puéril qui l'avait concrétisé. D'ailleurs, la tasse s'était brisée dans la cheminée.

Mais il n'y pensa plus quand il vit qu'un homme se tenait devant lui, comme ayant surgi du néant. 

Flottement. Un regard échangé, l'autre a des yeux gris, et doux. Des sourcils qui se fronce, sa bouche qui s'ouvre et se referme, une question silencieuse qui circule entre eux deux.

Un lien, et oui, oui, il n'y a pas que la question qui est silencieuse, tout l'est, tout se fige, tout s'arrête. L'espace d'un instant, le temps ne passe plus, il cesse de vieillir à chaque seconde qui passe, parce qu'il n'y a plus de secondes. Il n'y a plus de temps. Disparition du monde, de ce qui le fait, de ce qui le compose, juste ses yeux ancrés dans le regard gris si doux, le regard gris si doux qui stoppe la vie.

Le regard gris qui semble tout comprendre, tout saisir, le temps de cet instant. Que dit-il, que pense-t-il, temps, il n'y a plus de temps, même pas d'instant, eux deux et c'est tout, et c'est doux, doux comme le regard gris.

Il ferma les yeux, et lorsqu'il les rouvrit, il y avait de nouveau du bruit. L'homme était toujours là, mais il ne voulait pas parler, pas maintenant, juste le regarder.

Il était jeune. Il paraissait jeune, se corrigea-t-il mentalement, parce qu'il faisait partie de ces personnes à qui l'on ne peut jamais donner un âge qui soit exact, tant leurs traits sont peu marqués.

À présent qu'il se détachait des yeux gris, il vit que son visage lui aussi portait cette douceur, cette vulnérabilité, et en lui, il y avait ce tumulte de sentiments qui le traversait alors qu'il en traçait mentalement les contours. 

Il referma les yeux, mais cette fois ne les rouvrit pas de suite, attendant quelques instants, le beau visage pâle envahissant son esprit. Il se sentait apaisé. Il se sentait si apaisé... Plus calme qu'il ne l'avait jamais été, il murmura :

« Pourquoi as-tu les yeux si gris ? »

L'autre le fixa et un sourire éclaira son visage, qui s'illumina littéralement aux yeux de celui qui le regardait.

« Parce qu'ils sont de la couleur des cieux, murmura-t-il en réponse. 

- Tu es un ange ?

- Non. Je ne suis pas un ange, pas vraiment. J'ai juste griffé à ta porte, je suis simplement quelqu'un qui était dehors, et il pleuvait. Tu m'as fait peur, tout à l'heure, en lançant cette tasse.

- Mais tu n'es pas mouillé, pourtant, continua de murmurer l'autre.

- Je suis trempé.

- Mais non ! Tes cheveux sont secs, tes habits également, enfin, tout !

- C'est que tu n'as pas bien regardé, répondit l'ange qui n'en était pas un sur un ton un peu las. J'ai les mains dégoulinantes. »

Il abaissa son regard sur ses mains qu'il n'avait même pas pensé à observer jusque là.

Elles étaient entièrement rouges, et des ongles gigantesques terminaient chacuns des doigts fins.

« Qu'est ce que..., balbutia-t-il. Que... Mais... Qu'as tu...

- J'ai les mains dégoulinantes, répéta l'autre. Elles sont pleines de sang. »

À l'entente de ces paroles, il recula instinctivement, et ce fut à son tour de laisser échapper un bruit, mais il s'agissait cette fois plus de peur que d'autre chose. 

L'ange, le démon !, s'avança vers lui les mains tendues et il se retrouva acculé, dos au canapé. Il eut un regard terrifié et poussa un petit cri lorsque l'autre posa ses mains sur son torse, lui offrant une caresse douloureuse, entre bien-être ressenti par son corps et panique faisant trembler son esprit. L'autre eut un nouveau sourire, presque tendre.

« Pourquoi as-tu peur de moi ? Je ne te veux pas de mal, je ne t'en ais jamais voulu. Je suis la seule personne à t'être toujours restée fidèle.

- Qui es-tu ?, demanda-t-il anxieusement. Je ne te connais pas !

- Mais si... J'ai toujours été avec toi, je t'ai accompagné, et je suis la seule, dit-il,  parlant au féminin sans que celui qui l'écoute comprenne pourquoi, la seule qui t'aime et sera toujours à tes côtés.

- Mais qui...? »

L'autre embrassa ses lèvres doucement, et ce baiser était si doux, si plein d'affection, fraternel et brûlant le consolait de quelque chose qui semblait gravé dans ses entrailles.

Un souffle contre ses lèvres alors que leurs bouches de dissocient, et son compagnon qui disparaît peu à peu, devient transparent. Les pieds qui ne sont plus là, les jambes qui s'évaporent, et plus rien ne reste, plus rien que les yeux gris qui le fixent encore.

« Mon ami, mon frère... Je suis la solitude... »

Et voilà. C'est écrit de mon téléphone portable, je ne l'ai pas corrigé, mais il est trois heures du matin et j'aimerai aller le coucher.

J'ai adoré ton texte.

Vraiment. J'aime beaucoup ces écrits où le ressenti est ce qui est le plus décrit, j'ai adoré la foule de détails, le passage sur l'eau, la façon dont tu amène le lecteur à s'attacher, en à peine quelques lignes, à cet homme dont le nom est inconnu.

Alors oui, je n'ai pas résisté à t'écrire un scribouillis pour continuer, même si je n'écrit pas comme toi, et caetera, et cætera. Même si tu a l'air de mépriser pas mal ces texte participatifs. Alors pardon, si ça te gênes que j'ai repris ainsi la suite de ton histoire, mais dans ce cas, ne mets pas d'invitation à la continuer ! Parve que moi, quand je lis cela, ça me démanges d'accepter de suite...

Bref, j'adore et j'adhère à ton style.

Ensuite, j'ai vu que tu cherchais une relectrice pointilleuse pour tes textes, si tu veux, je peux m'en charger, car pointilleuse je le suis, et chose non négligeable peut-être, j'ai l'habitude de relire pas mal d'auteurs de FF.net.

Alors, si tout cela te va, contacte moi ! Après, je m'excuse simplement des éventuelles fautes de frappes que tu pourrais trouver dans ce commentaire, mais l'heure et la taille des touches de mon portable m'excusent un peu, non ? Non ? Comment, non ?

Bonne continuation !

RW
4/23/2012 c1 Anonyme
Je n'ai eu qu'une envie lors de ma lecture, celle de secouer le personnage pour le sortir de sa léthargie.

Personnelement, je decide qu'a la porte il s'agira d'un chat. Le personnage ne le laissera pas entrer, mais celui continuera a gratter et a miauler, tant que le personnage ne pourra plus dormir. Finalement il se laissera charmer par la bete, deviendra affectueux et un beau jour rencontrera l'amour de sa vie grace à ce chat. Ou pas. Happy-end un peu tiré par les cheveux quand meme.

Brefouille, dans cette phrase "Il manqua laisser sa tasse lui échapper des mains" j'ai l'impression qu'il manque "de" ?

Tres bon texte, bien quelque peu sadique de ne pas avoir de "vrai" fin. Bonne continuation.
3/29/2012 c1 Sunbeam135
Vu comme c'est parti, j'oserai pas t'inventer une fin ^^

Comme tes autres textes, ça gratte, ça lancine; on sait pas d'où ça vient mais c'est bel et bien là et ça agace.

C'est comme tourner en rond dans un quotidien trop décevant pour même en pleurer, et être incrusté si profond dans la flemme qu'on arrive plus à enlever la crasse, tellement y a de couches...
3/20/2012 c1 23Cerbere
"Et il fut déçu ! Ce n'était qu'un chat. En même temps, pourquoi un homme -une femme- aurait-il gratté à la porte alors qu'il aurait pu toquer ?

L'animal entra sans demander son reste et après avoir fureté dans la cuisine, à la recherche d'un petit quelque chose, s'installa sur le canapé, en boule. L'homme se réinstalla à côté avec son thé. le chat le regarda, s'étira et s'installa sur ses genoux, ronronnant de plaisir, diffusant sa chaleur.

Alors, forcément, il était déçu, mais c'était une agréable chaleur qui commençait légèrement à l'envahir. Doucement, il laissa courir ses doigts dans la pelure de l'animal".

Oui, j'ai craqué ! J'ai beaucoup aimé ton texte, comme beaucoup d'autres d'ailleurs. Désolée pour le bout de texte en plus. Il fallait que je la complète ^^'

A bientôt,

Cerb

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