Note de l'auteur : Bonne lecture^^


Le voleur à regrets.

Matthias Sanders, domicilié au 7 Mont du vautour en Nouvelle Zélande se réveilla un beau matin d'été. Ayant oublier de vérouiller les stores électriques de sa chambre, une grande clarté envahissait la pièce.

_ Un soleil du matin, bon pour les vitamines Berocca ! Pensa Matthias.

Il s'étirat comme un chat, passa sa main devant ses yeux et soupira. La discussion au téléphone avec son ami Armand Rider la veille lui revint à la mémoire. Il soupira à nouveau, s'assit au bord du lit et regarda l'heure. 10h15. Parfait.

Il se leva, eu un petit moment la vue brouillée puis chercha ses vêtements pour la journée dans une armoire bordélique. Il se prépara en vitesse et descendit dans la cuisine.

Matthias appuya sur un bouton encastré dans le mur qui ouvrit le store de la cuisine. En même temps, il prit une télécommande cette fois-ci, appuya sur un bouton et tous les stores de la maison s'ouvrirent, seul celui de la cuisine ne s'ouvrait pas avec la télécommande mais il avait d'autres choses plus urgentes à faire que de réparer un store qui ne voulait s'ouvir qu'avec le bouton au mur.

Il l'appelait souvent : "le store têtu."

Matthias se servit un bol de céréales, prit une cuillère et mangea.

Il regarda par la fenêtre où les rayons du soleil percaient la vitre avec une intense lumière qui lui donna un mal de tête. Il remarqua la bonne vielle dame qui tondait sa pelouse toutes les semaines.

Suzanne, elle s'appelait. Elle venait tous les dimanches matin lui offrir une miche de pain et une boite de bonbon à l'ananas, ses sucreries préférées. Elle était en train de prendre son courrier et vu le regard agacé et ses bougonnements sûrement mécontents qu'il pouvait lire sur ses lèvres craquellées, ce devait être des factures et des publicités bonnes pour un aller retour à la poubelle. Les impôts augmentaient de plus en plus chaque année, mais personne n'y pouvait rien...

Dans le quartier, beaucoup vivaient sous la peur d'être jeter à la rue pour n'avoir pas pu payer leurs impôts et autres loyers...

On toqua à sa porte, Matthias leva la tête, surpris.

Normalement, il aurait dû aperçevoir la personne qui se dirigeait vers sa porte d'entrée; très peu de choses échappaient au regard bleu perçant de Matthias. Il posa sa cuillière, se leva, sortit de la cuisine et traversa le couloir jusqu'à la porte. Tournant la clé dans la serrure lentement d'une main, il prit la batte de base-ball posée sur un coin du couloir, dans l'autre.

Il fallait toujours se méfier quand on vivait dans un quartier comme celui de Matthias, on pouvait être sûr que tout le quartier avait une arme à portée de main pour légitime défense ou pour... régler des comptes à quelqu'un.

En ouvrant la porte, qu'elle ne fut pas sa surprise quand il vit son ami Armand se tenant devant l'entrée.

_ As-tu réfléchis à ma proposition Matthias ?

Matthias comprit de suite ce que voulait dire Armand par "proposition".

_ Oui et s'en est hors de question que je fasse une chose pareille, je ne suis pas un mec de la mafia, toi par contre tu l'es; pourquoi ne pas le faire toi- même !

Armand sourit et observa un oiseau qui s'était posé sur son nid.

_ Je pense que tu connais la réponse, je te l'ai dit hier au téléphone. Puis-je rentrer maintenant? Je ne pense pas que cette conversation aie sa place ici au pas de ta porte, les oreilles traînent de partout, tu sais ?

Armand regardait un voisin à gauche de la maison de Matthias qui semblait tendre l'oreille et devint rouge comme une pivoine quand il entendit la dernière phrase d'Armand. Matthias souffla d'agacement. Néanmoins il s'écarta suffisament pour que son interlocuteur puisse passer et referma derrière lui la porte dans un grincement sonore qui fit serrer les dents des deux amis. Ils allèrent au salon où ils s'assirent sur des fauteuils moelleux au velours bordeau devant une cheminée en marbre noir somptueusement poli. Armand reprit :

_ Comme je te l'ai dit hier, je suis trop connu au service de la police et si je me fait attraper, je risque la prison à vie. Cependant toi comme tu n'as aucun casier judiciaire lourd d' une tonne comme moi, tu ne risques pas cette sanction.

_ Non juste quelques années en prison pour cambriolage...

_ Si tu te fais choper oui si tu te fais pas choper non !

_ Enfin Armand on est plus en 1991 ! Les méthodes ne sont plus les mêmes ! Ils peuvent faire des analyses ADN maintenant, il suffit que je laisse une seule minuscule trace de mon ADN et qu'ils l'analysent dans un laboratoire scientifique qu'au bout de trois mois je suis découvert ! C'est de la folie ce que tu me demandes là !

Armand se pencha vers Matthias

_ Eh bien il suffit que tu mettes des gants, noir de préférence, ça va aller bien avec tes cheveux en plus, se n'est pas sorcier voyons ! Il faut juste que tu te faufiles pendant la nuit et que tu prennes ce que je te demande et que tu ressortes de la barraque illico presto, c'est simple comme bonjour !

Matthias réfléchit, il n'était pas un voleur mais là c'était un ami qui lui demandait ça, une sorte de service en quelque sorte et si il mettait des gants il ne pensait pas qu'on pouvait le retrouver. Il soupira après cinq minutes de réfléxion. Il dit cela en regardant droit dans les yeux noirs d'Armand où des mèches blondes folles lui cachaient presque les yeux.

_ D'accord j'accepte.

Matthias ne pouvait pas croire qu'il était en route pour aller cambrioler une maison sous haute sécurité avec un sac sous le bras. Il lança des insultes à l'encontre d'Armand dans sa barbe inexistante pour le risque qu'il lui faisait prendre. Il était 23H00, la lune était pleine et haute dans le ciel.

Il arriva à destination devant un grand portail majestueux. La maison était immense ainsi que le parc. L'herbe était d'un vert magnifique. Des lampadaires en allure ronde se suivaient d'un parfait accord tout au long d'un chemin qui partait en zizag du portail à la barraque où on avait mit des cailloux blanc pur. Tout ce lieu exprimer la richesse.

Il regarda autour de lui, il ne vit personne, pas même un chat, le panneau sur la boite aux lettres indiquait : "Domicile de Graeme et Shirley Glass à Queenstown en Nouvelle Zélande". Parfait.

Matthias retira des habits noirs du sac et mit les vêtement par dessus les siens. Il prit une corde, fit un lasso et le lança sur la grille, la boucle alla s'accrocher en haut de la grille. Il monta tant bien que mal et en tombant de l'autre côté, il regarda si il n'y avait pas la voiture des habitants de la maison. Pas de voiture en vue, plus que parfait, ça va lui faciliter la tâche.

Expirant son souffle qu'il ne se souvenait pas d'avoir retenu, il traversa aussi silencieusement que possible le parc; heureusement que Armand avait désactivé les caméras de surveillance et avait fait prendre au garde du somnifère au coucher du soleil.

Matthias contourna la grande porte d'entrée et s'arrêta devant une fenêtre. Il regarda le sol, cherchant un cailloux assez gros pour casser la vitre. Il trouva une pierre de 5 cm de diamètre, la leva au dessus de sa tête, visa la fenêtre avec un oeil ouvert, l'autre à demi fermé et lança la pierre de toutes ses forces. La vitre se fracassa en mille morceaux, touché !

Il reprit une deuxième corde avec un crochet au bout, la faisant tourner comme un lasso, la lança et le crochet se bloqua au rebord de la fenêtre. Matthias tira pour tester la soliditité, elle était parfaite. Il mit un pied au mur en s'accrochant bien à la corde, mit l'autre pied et marcha sur le mur, cela demandait beaucoup d'effort physique.

Quand il arriva au bout de la fenêtre, il sauta à l'interieur de ce qui semblait être une chambre. Un lit en baldaquin se tenait au milieu de la pièce richement décoré de bijoux qui devait coûté plus 100 000 euros.

Matthias traversa la chambre et longea un grand couloir où des lustres pendaient du plafond. Il se trouva dans une grande pièce qui devait être le salon, il se mit à chercher les objets qu'Armand avait demandé.

Il mit dans son sac un ordinateur portable, une caméra et un portefeuille contenant une carte de crédit. Matthias se demandait quel genre de personne pouvait laisser sa carte de crédit sur une table bien en évidence.

Il repartit par où il était venu, prit les deux cordes à la fenêtre et à la grille et partit en courant, le coeur battant à cent à l'heure.

Il rentra chez lui en refermant la porte à double verrous. Matthias souffla, c'était de la folie ! Il partit se coucher en jetant le sac dans un coin sombre de la chambre. Des nausées le prenant, il se leva précipitamment et il courut aux toilettes vomir tout ce qu'il avait mangé un peu plus tôt. Il alla dans la salle de bain pour se passer de l'eau sur le visage. Matthias se trouvait très pâle. On aurait pu le prendre pour un fantôme. Il repartit au lit, mais n'arriva point à s'endormir. Il pensa à ses actions de tout à l'heure.

Il savait très bien qu'il avait fait une grosse erreur quand il avait accepté la proposition d'Armand.

Il passa une nuit agitée. Rêvant qu'il était arrêté par la police à son domicile et qu'il serait condamné à mort.

Le lendemain, Matthias recut un appelle de son ami Armand lui disant de venir dans le parc avec les objets volés dans les minutes qui suivent.

Il prit le chemin le plus long, marchant lentement comme si il allait à l'abattoir. Même un grand père le doubla mais il s'en moquait. Il arriva avec regret à destination. Il passa la grille en fer forgée du parc et se dirigea vers l'aire de jeux où son ami attendait avec impatience vu sa position avachie et quand il claqua sa langue sur son palais. Armand le repèra.

_ Dis donc Matthias ! J'ai dit dans les minutes qui suivent, pas dans une heure et 15 minutes !

_ J-je me suis perdu en chemin. Désolé Armand.

Armand grogna. Il était visiblement de mauvaise humeur.

_ Alors ?

Matthias fit semblant d'être confus.

_ Alors quoi ?

_ Les objets que tu devais voler pardi !

Matthias déglutit. Il tendit le sac à Armand.

_ Voilà, tout y est ! Maintenant que tu as eu ce que tu voulais, je rentre !

Il s'apprêta à se mettre en route, mais Armand le retint.

_ Tu as usé les gants Matthias, faut que tu m'en rachètes une paire neuve !

_ Quoi ?

Armand tend la carte de crédit volée.

_ Tiens, va acheter chez Décatlon à deux rues d'ici des gants neufs et aussi un ballon de basket,j'en avais promis un pour mon neveu Anatole.

Matthias prit avec un certain malaise la carte de crédit. Il alla à Décatlon, la culpibilisation le rongea dès qu'il acheta les produits que lui avait demandé son ami. il chercha le numéro de la carte dans le portefeuille. Il trouva le code de la carte bancaire, dissimulé au fond d'une doublure du portefeuille ce qui lui permit de faire ses achats à Décathlon en payant avec la carte et mit le code de passage à la caisse. Il était maintenant dans la rue, la carte de crédit dans la poche, le ballon de basket sous le bras et les gants dans les mains. Il rejoignit Armand dans le parc.

_ Tiens Matthias, prend le sac avec les objets volés, j'en aurai besoin dans deux jours et aussi le ballon et les gants.

_ Ce n'était pas pour ton neveu le ballon ?

_ Si mais c'est dans deux jours son anniv', allez je dois y aller !

Armand se leva du banc et partit sans se retourner. Matthias alla chez lui, déposa le sac dans un placard de la cuisine. Il regarda la télévision toute la journée, les yeux dans le vide. Il se sentait mal pour ce qu'il avait fait...

Après une journée pour réfléchir à son acte illégal, il décida de tout rendre et d'écrire une lettre d'excuses. Il passa toute la soirée et la nuit dans son bureau pour faire une lettre d'excuses. Sa poubelle était pleine de boules de papier à la fin.

Il réussit à être satisfait de sa lettre au petit matin :

"Je n'ai jamais écrit de mots plus vrais que quand je vous dis que je suis désolé de ce que je vous ai fait. Du fond du coeur, je vous demande pardon."

Il se leva, chercha son manteau et partit dans la direction du soleil rosé du matin avec les objet volés dans le sac.

Il s'arrêta devant la maison qu'il avait cambriolé, mit la lettre d'excuses, le sac et mit en plus de quoi payer les réparations de la vitre cassée.

Quand cela fut fait, il partit le coeur léger chez lui décharger de son remord, de sa culpabilité. Son ami risquait juste de ne pas être content mais il s'en moquait royalement.

Deux jours plus tard, Armand sonna à la porte de Matthias. Ce dernier comme d'habitude ouvrit avec une main serrant une batte. Quand il ouvrit la porte, il vit son ami. Celui-ci prit la parole, enjoué.

_ Bonjour Matthias, belle matinée n'est-ce pas ?

Son ami répondit dans le même ton enjoué.

_ Oui tu as raison, c'est une très belle matinée que nous voyons là ! Par contre, tu viens gâcher le décor, c'est dommage. Que veux-tu donc ?

Armand fut déconcerté. Il dit à voix basse.

_ Eh bien les objets volés bien sûr !

Matthias lui fit un sourire moqueur en répondant calmement.

_ Les objets volés ? Mais de quoi parles-tu ? Il n'y a point d'objets volés chez moi, tu as dû faire erreur Armand.

Armand fronce les sourcils.

_ Je peux rentrer Matthias ? Tu ne me sembles pas aller très bien ce matin.

_ Je vais très bien... Jusqu'à ce que tu arrives. Tu ne rentreras nullement chez moi, maintenant on ne se connait plus Armand ! Tu m'as demandé la chose de trop ! Va commettre tes crimes toi-même la prochaine fois !

Sur ce, Matthias claqua la porte au nez de son "ancien" ami.

Après cela, il partit dans le salon lire un bouquin de "Alison Noel", s'installa confortablement dans son fauteuil préféré et ouvrit son livre à la première page, restant sourd aux menaces que lui prodiguait Armand dehors.


Note de l'auteur : Voilà ! Pour la prochaine fois, je vais publier cette fiction, mais avec un témoin, un enquêteur ect !

En tout, je vais faire une autre version de cette fiction encore mieux !

J'espère que ça vous à plus ! :)