Hey les gens! Voici ma première publication sur le site! J'espère que ça vous plaira. J'essayerai de publier un chapitre ou deux par semaine.

On se retrouve en bas!

Les yeux dans le vague, Sara observait la mer. Comme si agir ainsi lui permettrait de ne plus se tourmenter, d'être épanouie. Le vent faisait voler ses cheveux bruns dégradés par ses soins en auburn, qui lui fouettaient doucement le visage.

"Et dire que dans une semaine je serai peut-être dans un endroit inconnu à risquer ma peau pour des inconnus", pensa-t-elle amèrement.

Ses frères l'avait prévenue des risques qu'elle encourait en faisant ça.

"Réfléchis, lui disait Jake. Tu es sûre que c'est ce que tu veux?"

"Sara, tu es ma jumelle, lui rappelait Dan. Tu es une partie de moi. C'est dangereux. Peut-être qu'on ne se verra plus. Peut-être que tu vas mourir sans avoir pu nous dire au revoir. Et je ne le veux pas."

À ce moment précis, Sara avait décidé de se retirer pour quelque temps. Elle avait donc fait ses valises et était partie pour la Californie afin d'y passer une heure, un jour, une semaine, peut-être.

"Ah, non, c'est vrai, songea-t-elle. Dans une semaine, ça sera trop tard."

Tout ce qui lui importait, désormais, c'était d'allumer une cigarette et de scruter la mer, dans l'espoir idiot d'y trouver une réponse.

Et elle n'en trouva aucune. Elle devait quitter ses frères dans moins d'une semaine.

Ça lui rappelait l'armée.

L'attente de quelque chose qui t'excite, mais qui t'entraînera sûrement vers le gouffre de la mort.

Qui est aussi nocif qu'un poison, mais tu sens l'adrénaline monter et c'est l'extase, tu ne penses plus aux conséquences.

Mais, pendant l'armée, elle était avec eux. Elle les protégeait comme elle le pouvait.

Là, ils seraient sans elle.

Sara écrasa son mégot contre le muret en pierre et s'y adossa, pour ne pas avoir à scruter la mer, pour ne pas avoir à faire face à la réalité.

Un job. On lui avait proposé un job. C'était il y a quelques mois, la neige tombait doucement sur les buildings de New-York et les faux Pères Noël hantaient les rues, tels des panneaux publicitaires aux couleurs dérageantes, pas à leur place dans le décor froid de New-York.

Elle disait qu'elle s'appelait Laurianne.

Un nom pas très commun, avait songé Sara.

Elle s'en rappelait très bien. La scène passait en boucle dans son esprit. Elle se souvenait de tout. Des yeux très bleux de cette jeune femme. De ses cheveux roux qui tombaient en cascade sur ses épaules. De la discussion, surtout.

" Sara Pyron?"

Sara l'attendait depuis quelques minutes seulement. Cette jeune femme l'avait appelée la veille au soir en lui disant qu'elle avait un travail qui pouvait lui convenir. Elles s'étaient données rendez-vous à un café sur la 5th, à côté des touristes et des magasins de luxe.

"Oui?

- Laurianne Meydler, fit-elle en lui serrant la main vigoureusement. On a à se parler.

- J'imagine."

Et là, elle lui expliqua tout. Les Failles temporelles qui étaient apparues. Ce que ça représentait. Tout.

"Vois-tu, dit Laurianne, les Failles ont été crées par le 21 ème siècle, et par l'Humain qui plus est. Le surplus de technologie, la pollution, le nucléaire... Tout ceci fait que le système quantique est gravement bouleversé. Et nous avons besoin de vous pour empêcher que les personnes des époques futures ne passent dans la notre.

- Mais... Pourquoi des époques "futures" et pas des époques comme le Moyen-Âge, ou la Renaissance?

- Les Failles ne donnent que sur le futur, car elles n'étaient pas présentes avant. Vous ne pourrez pas tomber sur la Rome ancienne, par exemple."

Sara acquiesca. C'était assez clair.

"Mais comment fait-on pour savoir vers quelle époque cela nous mène? demanda-t-elle.

- Très bonne question, fit Laurianne avec un sourire. Tout d'abord, les Failles ont des couleurs différentes par époque. Verte pour un siècle après 2000, bleue pour 2200, violet pour 2300... Bref, c'est déclinable à l'infini. Nous n'avons pas recensé des Failles de plus de 1000 après 2000.

- L'an 3000...murmura Sara.

- Oui. Je vois que vous avez de bonnes capacités en mathématiques."

Elle la scruta, comme pour remarquer d'autres talents cachés de la jeune femme.

"Attends... Elle vient de se foutre de ma gueule pour le truc des maths... Non mais! Dîtes-moi que je rêve!"

Laurianne lui faisait un grand sourire. Sara le lui rendit avec une certaine crispation, mais se rattrapa aussitôt. Elle fit un énorme sourire et cela parut contenter son interlocutrice.

"Vous avez d'autres questions, Sara?"

La brune frissonna. Elle n'aimait pas que les gens qu'elle connaissait à peine l'appellent par son prénom. Elle trouvait ça irrespectueux.

Néanmoins, elle n'allait pas faire une remarque acerbe à sa future employeuse -ce serait du suicide- .

"Est-ce que je ferai ça toute seule?

- Non, vous aurez une équipe composée de 5 personnes hormis vous."

Sara fit un signe de tête disant qu'elle avait compris. Elle se demandait de plus en plus si c'était une bonne idée.

Laurianne s'était levée à la fin de leur conversation et était allée payer l'addition. Sara se redressa à son tour, perdue dans ses pensées.

La rousse sortit de l'intérieur du café. Elle lui tendit une carte de visite violette aux bords dorés.

Sara lut :

" Tigger Corp. Voyager dans le temps, un jeu d'enfant!

Veuillez nous contacter au 555-579-46"

"Tu as quelques mois pour nous appeler et dire ta réponse. Jusqu'au 1er mars."

Et elle était là, le 22 février, devant l'Océan Pacifique à essayer de trouver une solution.

"Allez, Sara, sois actrice de ta propre vie."

Sara sortit son téléphone de son sac et composa frénétiquement un numé

"Allô, Tigger Corp. bonjour!

- Bonjour, Sara Pyron. Je pourrais parler à Laurianne Meydler s'il vous plaît?"

Voilààà! Ça vous a plu? N'hésitez pas à reviewer! Ça me fait hyper plaisir (et ça me donne l'impression que des gens s'intéressent à ce que je fais hahaha xD)