Chapitre 18: La colère d'une rousse.

"Dans cette maison: on donne une seconde chance, on pardonne, on fait des erreurs..."(Nda: la suite de la citation sera dans le chapitre suivant)

Depuis, la disparition de Katya, je m'ennuyais comme un rat mort, je rejoignis le réfectoire, où le bruit me donna tout de suite, un mal de tête exécrable. Je commandais à la pétillante Dona, mon petit déjeuner, une fois qu'elle m'eut servit, elle s'appuya sur le bar, penché vers moi, elle semblait vouloir me dire quelque chose, mais elle se ravisa, et s'éloigna pour servir un des six bêta de Kylian, celui qui ressemblait plus à un ours qu'à un loup, ses traits semblaient avoir été taillés grossièrement à la hache, se muscles épais lui donnaient l'air d'un haltérophile, qui aurait trop prit d' devait bien faire 2 mètres 20 au bas mot, tout le monde semblait nain à côté de lui, il faisait presque deux fois ma taille et était au moins trois fois plus épais que il se pencha pour regarder pas du tout discrètement dans le récolté de Dona, Nick lui tapa sur l'épaule en grognant, alors qu'il sembla à peine sentir le coup, il entendit bien par contre l'avertissement, il esquissa un sourire, je m'attendais presque à les voir se battre, mais quand j'entendis Nick éclater de rire, je devinais que cela devait être une habitude entre eux, presque une blague. Et j'en compris la raison quand je vis, une jeune femme, si fine qu'elle pourrait s'envoler à chaque souffle de vent, elle était si fluette, que si on la touchait on devait avoir peur de la casser, comme le ferait une brindille, s'approcher du gros ours pour l'embrasser légèrement sur la bouche, cela me coupa le souffle, leurs couple me semblait si incongru, que je crus à une plaisanterie, mais je fus détrompé par la grande main, qui attrapa la femme, pour prolonger le baiser jusqu'alors à peine esquissé. Je détournais le regard de cette scène intime, pour tomber directement sur l'étreinte de Nick et Dora, ils se fixaient simplement dans les yeux serré l'un contre l'autre, amoureusement. Je rougis presque devant la scène.

Cette fois pourtant, je ne parvins pas à détourner simplement le regard, quelqu'un me vint en aide en s'installant à côté de moi, le bruit qui fit le tabouret en étant déplacé, me sorti de ma transe. Je me tournais vers l'origine de ce bruit, et je découvris Kylian tout proche de moi, qui me fit un clin d'œil en souriant, je rougis prise en flagrant délit de voyeurisme. Devant ma gène il se contenta de rire. Il appela Dona, qui se détacha à contre cœur, me sembla t-il de son compagnon, pour qu'elle lui prépare son déjeuner.

En posant ses mains, sur le bar, Kylian frôla mes mains qui entouraient ma tasse, pour se réchauffer. Je frissonnais au léger contact. Car malgré ma décision, d'apprendre à le connaître et le côtoyer, je n'avais rien fait pour le moment qui s'en rapproche. Je n'avais pas assez de courage pour cela, même si plus rien pour le moment ne m'en empêchait.

Il se pencha sur moi, son souffle me frôlant, quand il me chuchota.

« Au fond de toi, tu sais que tu veux quelque chose de semblable. Qu'est-ce qui te retiens ? Tu sais que je veux te le donner... »

Ses paroles passèrent du baume sur les blessures, en cour de cicatrisation, qu'arborait mon cœur douloureux.

J'avais le besoin au fond de moi, d'entendre ces choses là, de savoir, que quelqu'un veux de moi, a besoin de moi. C'est ce qui me révoltais le plus dans ma position, le fait, que Kylian soit libre d'être ou non avec moi, alors que moi soit c'était lui soit c'était la mort. Si je parvenais à me convaincre que Kylian a autant besoin de moi, que moi de lui, alors peut être le laisserais-je enfin m'approcher.

Comme s'il lissait dans mes pensées, il dit.

« Les relations doivent être égalitaire pour être saines. » Sa remarque me sembla tellement juste, et représentative de ma pensée, que je m'abstins de répondre à cette simple affirmation.

« Chaque personne a son contre poids, son opposé, regarde Vas', son côté fantasque et incontrôlable est maîtrisé par le calme et la douce patience de sa compagne... » précisa t'il.

« Egalitaire, ne signifie pas semblable, à mon avis c'est même la pire équation c'est comme être avec son jumeaux, c'est presque de l'inceste ! » poursuivit Kylian avec un léger rire. Je souris en retour.

« Peut être... » murmurais-je doucement.

« J'ai toujours aimé le principe d'âme- soeur, d'avoir quelqu'un de parfait pour toi, sur cette terre. »

« Pouha ce que tu es devenu, fleur bleu Kyle ! On dirait une nana ! »

Kylian se retourna d'un coup, et un grand sourire apparut sur son visage, comme il se levait pour étreindre virilement un jeune homme, au cheveux bruns.

« Cory ! Pourquoi, ne m'as tu pas prévenu que tu rentrais ? »

« Je voulais faire la surprise, et que vois-je ? Mon meilleur pote, qui ressemble à une nana ! » Il attrapa les longs cheveux de Kylian, pour tirer dessus.

Kylian se dégagea en le frappant sur l'épaule.

« Tu es bien le seul à même laisser entendre une chose pareil ! »

L'inconnu se recula en levant les bras, d'apaisement. Pourtant, son grand sourire contredisait son attitude, il semblait s'amuser comme un fou.

« En fin de compte, je ne suis pas sûr d'être heureux de te revoir. »

« Bien sur que si, tu m'aimes trop pour ça ! » Il cligna de ses longs cils sombres, frénétiquement, puis s'élança vers Kylian faisant semblant de vouloir l'embrasser.

Kylian l'attrapa au vol par l'épaules, le tenant à bout de bras pour le bloquer.

« Hein ! Que tu m'aimes ? » marmonna t-il, en faisant la mou, au bord des larmes. Kylian loin de se laisser attendrir, lui donna une claque sur la joue.

« Cory ! Arrête ton cirque ! » s'exclama t-il, un grand sourire au lèvres, à moitié, mort de rire.

Cory releva sa tête, qu'il avait abaissé pour les besoins de sa comédie.

Et je pus remarquer qu'il pleurait effectivement !

... de rire !

« Tu m'a manqué mon pote ! » s'exclama Kylian. « La vie est bien ennuyeuse sans toi. »

L'honnêteté de ses paroles, me fis mal au cœur, je ne devais pas souvent le faire rire, j'étais plutôt un poids déprimant, en faite.

Mais il ne tient qu'à moi d'en changer !

Cory sembla enfin me remarquer. Il esquissa un sourire charmeur, qui dévoilait ses dents bien blanches.

« Je vois mal, comment la vie peut être ennuyeuse, avec cette magnifique créature... » fit t-il en me désignant.

Kylian se contenta de lui grogner vaguement dessus. Menace explicite envers son ami.

Je souris volontiers au jeune homme, juste parce que je savais que cela allait énerver Kylian. Je fis un signe au fameux Cory, et lui dit.

« La magnifique créature, s'appelle en faite Ruby, mais elle est charmé. »

Le sourire de Cory s'élargit, et rentrant dans mon jeu, il me saisit avec douceur la main, et s'abaissa afin de me faire un baise main, Théâtral jusqu'au bout.

Mais juste avant, que ses lèvres n'effleurent mes doigts, Kylian le menaça d'un grondement sourd, je me retins de rire, il était si susceptible !

Mais la lueur sauvage, dans les yeux de Kylian, me fit reculer, je dégageai ma main, et levais les yeux au ciel.

« Désolé, apparemment, je suis terrain gardé. »

Cory me regarda intrigué.Puis il adressa un regard faussement indigné à son ami.

« Les femmes ne devraient jamais être traité, comme des possessions. »

C'était une dure réalité en faite, mais je m'apprêtais à répliquer quand, Lia se joint à notre troupe de joyeux lurons.

Pendant un moment je ne sus que dire, me demandant s'il fallait poursuivre cette conversation.

« Les femmes, sont bien trop sauvage, pour qu'il en soit ainsi, gare à celui qui tentera dans apprivoiser une, nous griffons... »

A cette remarque pleine de bon sens, je ris. Et j'éclatais même de rire, devant l'air d'incompréhension la plus totale qu'arborait les garçons.

Lia fit un geste condescendant.

« Vous ne pouvez pas comprendre, vous êtes encore des gamins. »

Leur expression se muait en la plus parfaite indignation, c'était encore plus drôle.

« De quoi tu parle, ma Lia ? De ses deux nigauds ? Qu'avez-vous encore fait, les louveteaux ? »

Demanda Vasilis, qui venait d'arrivé, pour rejoindre sa compagne, enroulant ses bras autour d'elle avec possessivité.

Cette réplique parfaitement innocente- Quoique?- provoqua chez moi cette fois un fou rire incontrôlable.

Je n'avais pas souvenir d'avoir déjà ris ainsi.

Voir ces deux jeunes hommes, au sommet de leur gloire, se faire humilier de cette façon était irrésistible !

Des larmes s'échappèrent de mes yeux, je ne les essuyais même pas, courbé, les mains sur le ventre, me forçant à respirer calmement, mais à chaque fois, que je crus y être parvenu, cela me reprenait, je revoyais leurs visages !

C'était tellement drôle !

Maintenant, tous me regardaient, le regard de Kylian pétillait, je m'étonnais qu'il soit d'aussi bonne humeur, après cela.

« Qu'ai-je encore dit ? » demanda Vasilis, intrigué.

« Rien de plus et rien de moins que la vérité, mon chéri. » affirma Lia, en déposant un baiser sur la nuque de compagnon.

Il souffla, mais resserra l'étreinte qu'il avait maintenu, brièvement, puis s'éloigna pour, donner une claque derrière la tête de Cory.

« Je suis content de te revoir, gamin » Cory gémit, et se frotta le crâne.

« Gamin ? Mais j'ai 25 ans ! » s'indigna t-il.

« Et alors, moi j'en ai 120... » Lia rit.

« Pas la peine de nous rappeler, quel âge tu as on sais tous que tu es un vieillard ! »

Le « vieillard » gronda doucement, plus par taquinerie que par réelle menace.

« Un vieillard, qui... » dit-il son regard brûlant, dirigé vers sa compagne.

« Ferrait mieux de se taire. » le coupa Lia.

Il ouvrit la bouche, pour répliquer, mais Lia l'attrapa par la nuque, pour le faire se baisser, et l'embrassa à pleine bouche, l'empêchant définitivement de dire quoi que se soit.

Cory fit un bruit de gorge.

« Beurk ! » fit-il, correspondant tout à fait à l'image, que Vasilis peignait de lui.

« Soeurette quoi ! Pas devant moi ! Je t'en pris ! »

Je n'avais pas encore fait le lien, mais à présent cela me sembla évident. La ressemblance, entre Cory et Lia était assez flagrante en fait, mais je n'avais pas fait très attention. Leurs peau avait la même tinte Olivâtre, et leurs yeux étaient identiques.

Tout à coup, la pièce s'immobilisa, Vasilis, s'éloigna de sa compagne et je croisait un instant le regard de l'homme, j'y vis une douleur si flagrante, que cela me serra le cœur, puis il s'avança vivement vers la porte, puis tout se passa d'une manière irréel, pour moi. La porte s'ouvrit sur Sofia, qui se décala immédiatement, laissant passer, un homme qui faisait indéniablement parti de la famille Vonderbert. Vasilis s'élança, et je vis choqué son poing entrer violemment en contact avec la mâchoire de l'arrivant. Dans mon esprit j'associais deux à deux.

C'était le retour, du frère exilé volontaire !

Je n'entendis pas vraiment les paroles qui s'ensuivirent, et je vis à peine, Kylian s'approcher de celui que je devinais donc être Isaac.

Mon regard restais fixé, sur celui-ci. Je clignais les yeux perplexe. L'image qui se présentais à moi était quasiment irréel ! J'avais l'impression d'avoir à faire, à la copie conforme de Kylian, il ressemblais beaucoup à son père, mais cette ressemblance ci était encore tout autre. Je secouais la tête. Hormis pour la longueur de cheveux, ils étaient identiques ! Du moins de loin, me prononçais-je, je m'approchais donc à mon tour.

Au moment ou Kylian souriait à son oncle.

« Je suppose que tu devine qui je suis ? » s'amusa t-il.

C'est là que je me manifestais, de manière inhabituelle, je détestais attirer l'attention, surtout dans une réunion de famille si importante, que celle-ci.

« Kylian, tu lui ressemble tellement, que s'en est incroyable, moi qui pensais que tu étais le portrait craché de ton père, j'ai eu tors. » dis-je en rapportant, l'étendu de ma pensée, avec une honnêteté qui me déconcertais.

Le regard bleu glacier, d'Isaac se posa alors sur moi. Me détaillant de haut en bas. Kylian interceptant ce regard, passa un bras autour de ma taille, comme pour marquer son territoire. Alors que je ne me sentais pas agressé et que le regard de son oncle, ne semblait pas intéressé, curieux peut-être, mais pas séducteur, pour ce que j'en savais. Je tressaillis de manière incontrôlable, à son geste, ce n'étais pas son contact qui me fessait réagir ainsi, je n'en étais plus à cela, mais plutôt l'agressivité, la violence de son geste, pourtant, je ne me dégageais pas. Car je savais que son geste était plus protecteur et jaloux, que volontairement violent, alors passé, la réaction instinctive, je me détendis légè pas totalement, pour une raison tout autre, car nous étions en publique, alors même si ce geste était pudique, je ne voulais pas que nos premiers rapprochement- physique- se fasse, simplement par jalousie mal placé.

« Ruby, je te présente, mon plus jeune frère Isaac. » m'indiqua t-il, en relâchant légèrement sa prise, sans pour autant me lâcher. J'acquiesçais dans sa direction.

« Où est Katya ? » Demanda t-il après un instant de silence.

« Et c'est quoi cette histoire de Vampire ? » ajouta Isaac

Kylian gloussa.

Je le regardais, éblouit par la joie visiblement dans ses yeux.

« Que se passe t-il, que je ne sois pas à même de comprendre ? » s'exclama Isaac, le loup à fleur de peau.L'agressivité émanait de lui.

« Rien de bien grave, l'âme sœur de Katya là emporter avec lui alors qu'elle était blessé... » fit Tobias avec un geste lasse et désinvolte de la main.

« Son âme sœur est un vampire ? »

Se fut Kylian qui répondit de façon détourné, en haussant les épaules et en me désignant, attirant de nouveau, l'attention de tout le monde sur moi.

« C'est a elle qu'il faut demander. » ajouta-il

Je me contentais d'hocher la tête en sa réaction.

« Alors, ça va je suppose. » admis-il.

Alors je fronçais les sourcils sentant la colère monter en moi. Me dégageant de l'étreinte de Kylian qui maintenant semblait m'étouffer.

« Mais c'est pas possible ! Vous êtes tous fou dans cette famille, ou quoi ? Elle se fait enlever blesser, en plus par un inconnu, ou presque inconnu ! Et votre seule réaction c'est de rire ! »

Mes poings se serrèrent. Et mes oncles s'enfoncèrent dans mes paumes. Je craquais, sans même savoir que j'étais aussi proche du bord.

J'ajoutais :« Et la seule réponse que l'on me donne, c'est : « C'est sa compagne ! » comme si c'était évident !Ce n'est pas le sain Graal non de Dieu ! » mes joues chauffèrent, et ma louve s'agita dans mon ventre, me lacérant les entrailles, pour s'échapper. Je lui résistais, je voulais conserver mon intégrité physique, et pouvoir résonner calmement. De plus elle venait de s'offrir sa sortie mensuel. Alors, elle pouvait bien attendre un peu.

Kylian fit mine de m'approcher, mais je l'ignorais et couru hors de la salle.