CHAPITRE 6 : Un an auparavant (en septembre)

J'avais fini par convaincre James. Nous nous étions mariés en juillet. Il avait fait beau et chaud ce jour-là. Notre liste d'invités s'était réduite à nos patrons et collègues. Nous avions contacté un vieux vampire, qui se disait ermite, pour procéder à la cérémonie. Cette dernière différait totalement de celle des humains. Pas de robe blanche ni d'anneaux. Elle se composait de paroles en latin – que j'avais dû apprendre en quelques heures – et d'un échange de sang. Rien de plus simple. J'avais longuement questionné James sur l'histoire de ce rituel. Mais il n'avait pas su me répondre. Pour moi, se marier pour l'éternité était censé être représenté par un peu plus de solennité. Je mis cela sur le compte de notre situation atypique. Si nous sortons vivants de ce combat, je me ferais un devoir de me renseigner sur les mariages vampires dans l'histoire.

Le lendemain de notre mariage, nous avions reçu un paquet de la part de Max. Ce dernier avait eu vent de notre union. Son cadeau se composait d'un bouquet de roses rouges. Cependant en y regardant de plus près, je m'étais aperçue qu'elles avaient été blanches et qu'on les avait peintes en rouge. Rouge qui ressemblait fortement à du sang. L'odeur ne nous était pas parvenue tout de suite. La chaleur de l'appartement avait suffi à changer le rouge en brun et à nous révéler l'odeur métallique caractéristique du sang. Avant que nous ne les brûlions, nous avions même déduit qu'il s'agissait de sang humain provenant d'un adolescent. Cela m'avait rappelée les valets que Max promenait partout avec lui. Nous avions rendez-vous dans l'hôtel où nous avions dîné pour la première fois avec le vampire. Nous supposions qu'il avait réservé la même suite. Sauf que je n'étais plus humaine cette fois-ci et que j'étais bien décidée à repartir du dîner en vainqueur.

Je fus surprise de voir que la tenue que je devais porter au dîner était composée d'un pantalon et d'une chemise blanche. J'avais regardé James d'un air étonné. Il avait argumenté que j'aurais besoin de toutes les armes possibles pour survivre. Pour la première fois depuis longtemps, je pus avoir une arme à feu sur moi. Mon holster d'épaule était totalement invisible sous ma veste. J'avais pu mettre des couteaux dans mes bottes à talons. James avait une tenue sensiblement identique à la mienne, à part qu'il portait une cravate et non des chaussures à talons. De ce que je savais, il ne portait pas non plus d'armes. Mais le connaissant, il n'en aurait pas besoin.

Comme la dernière fois, nous prîmes sa voiture et nous mîmes une demi-heure pour arriver à l'hôtel en question. Le voiturier m'aida à descendre et alla garer le véhicule dès que James lui ait donné les clés. De nouveau, nous montâmes au trentième étage grâce à un ascenseur. Deux gardes du corps nous attendaient à la sortie. Mon pouvoir s'élança en avant pour sonder la suite. Il releva dix présences vampiriques et tout autant d'humains. On nous guida jusqu'à la salle à manger. En étudiant la tablée, je pus reconnaître tous les vampires. Ils avaient tous participé à mes tortures. À la droite de Max se trouvait Lily, la vampiresse à l'allure de poupée. Je repérai les deux places libres. Une à la gauche du chef de famille et l'autre à côté de son bras droit. J'en déduisis que ma place se trouvait la plus proche de mon ennemi. Mon voisin de table était un ancien aristocrate vu son allure. Si mes souvenirs étaient exacts, il avait un léger penchant pour les couteaux de boucher.

Puisque j'étais mariée à présent, je n'étais plus obligée de faire le tour de la table pour saluer tous les vampires. Je n'avais pas à embrasser la chevalière de Max non plus, ce qui me réjouissait. Cependant, James m'avait rappelée avant de partir que je devais lui être totalement dévouée. Cela ne m'arrangeait pas mais je devais conserver un minimum les convenances. Mon mari prit mon coude et m'emmena jusqu'à Max. Nous nous inclinâmes devant lui. Cela montrait notre respect hypocrite. Le chef des lieux nous salua avec un sourire mielleux. Il nous invita à nous asseoir. James m'aida avec ma chaise et alla rejoindre sa propre place. Le ballet des valets commença aussitôt. Ils se tranchèrent les poignets avec une dextérité dépassant l'entendement. Je faillis refuser que l'on me serve mais un simple regard vers James me dissuada de le faire. Une fois que les jeunes garçons eurent regagné leur place contre un mur, Max se leva et prit la parole.

« Nous sommes ici rassemblés pour célébrer l'union de James Marquez et d'Elena Russel. Elena qui a été votre sœur et ma fille pendant trois petites années. Elena qui a déshonoré notre famille en épousant un vampire de basse extraction. Elena qui n'a jamais voulu se soumettre à mon autorité. »

Je serrai les poings et me retins de lui mettre une claque. Mon pouvoir battait dans mon sang. Lui non plus m'aimait pas être insulté. Des murmures indignés parcoururent l'assemblée. Lily me fixait de son regard bleuté. Elle attendait de voir ma réaction. Max continuait son petit discours dénigrant. Les esprits s'échauffèrent. On se demandait pourquoi j'avais été invitée ce soir si je ne faisais plus partie de la famille. Je me posais aussi la question.

« Pourtant, je l'ai invitée ce soir pour lui prouver que je suis miséricordieux. Elena, quitte Marquez et il sera épargné. Bien sûr, je sais que votre lien est indéfectible mais je passerai outre si tu me rejoins. »

Je coulai un regard vers James pour lui demander si je pouvais répondre. Il hocha la tête. Je pris une inspiration qui suffirait, je l'espérais, à maîtriser ma voix.

« Max, je suis touchée par votre proposition mais je ne l'accepterai pas. »

« Tu te rends bien compte de ce que tu refuses ? »

« Oui. De plus le contrat sur votre tête tient toujours et je compte bien mener ma mission à bien. »

« Alors tu nous déclares ennemis ? »

« Vous avez toujours été mon ennemi, Max. À présent vous êtes ma proie. »

Tous les vampires se levèrent en montrant les dents. Mon pouvoir enfla et la table fut renversée. Rien de telle qu'une démonstration de force pour montrer à la galerie qui était le plus fort. Les gardes se rapprochèrent mais mon vent magique les renvoya contre les murs. C'était une affaire de vampires. Nous n'avions pas besoin de mettre plus en danger des humains. Max claqua des doigts et les valets sortirent de la pièce. Je poussai les gardes vers la porte. Enfin les battants de la porte claquèrent et nous nous retrouvâmes enfermés. Si nous pouvions ne dévaster qu'une seule pièce de la suite, cela serait la meilleure chose qu'il pourrait arriver ce soir. James se déplaça à toute vitesse pour me rejoindre. Les autres vampires se regroupèrent en face de nous. À dix contre deux, nous étions mal partis. Derrière les lignes de défenses, je voyais Lily et Max. Je fis de ces deux silhouettes mon but à atteindre avant le lever du soleil.

Deux vampires à peine plus âgés que moi foncèrent tête baissée vers nous. Mon pouvoir les frappa, les arrêtant net dans leur élan. Comme un bras invisible, il plongea dans leurs torses pour en ressortir leur cœur. Il les envoya ensuite contre un mur. Le sang gicla et éclaboussa les jolies moulures du plafond. Je souhaitais bien du courage aux peintres pour rattraper cela. Après ces deux morts expéditives, les autres suceurs de sang m'étudièrent avec plus d'intensité. Ils semblaient hésiter à attaquer.

« Qu'attendez-vous pour y aller ? » Max s'impatientait. Pour un vieux vampire qui avait connu des guerres, je le pensais plus patient que cela pendant un combat. Je décidai que cela allait jouer en ma faveur.

« Pourquoi ne venez-vous pas m'attaquer, Max ? Un chef ne doit-il pas mener ses hommes au combat ? »

Un cri de frustration s'échappa de sa gorge. Lily tenta de le retenir mais il se dégagea. Il se fraya un passage parmi les six autres vampires. Une fois en première ligne, il s'arrêta et nous regarda. Sa prudence était de retour. James et moi étions en position de combat. Mais Max ne semblait plus pressé de nous abattre.

« Depuis quand as-tu ces pouvoirs, Elena ? »

« Depuis de nombreuses années. »

« Alors pourquoi ne t'en es-tu pas servi pendant ton isolement ? »

« Parce que je n'en avais pas besoin pour vous résister. »

« C'est pour ça que tu t'es marié avec elle, Marquez ? Pour son pouvoir ? Tu n'es pas mieux que moi. »

« Je l'ai épousée parce que je l'aime et que je voulais la protéger de ton influence. »

« Alors pourquoi ne l'as-tu pas fait plus tôt ? Cela lui aurait évité de nombreuses choses. »

« Contrairement à toi, je n'ai pas eu besoin de la torturer pour essayer de la soumettre. »

« Tu as donc utilisé ton charme pour la rendre docile ? »

« Tu n'y es pas, Max. Je n'ai jamais cherché à la rendre obéissante. Les valeurs d'antan n'ont plus lieu d'être. »

« Tu as toujours été un avant-gardiste, Marquez. Pas étonnant que ta famille t'ait laissé de côté. »

Je sentis la colère de James. Je posai une main sur son bras pour l'inviter à se calmer. Je n'étais pas plus avancée qu'avant sur ses rapports familiaux mais je voyais bien que c'était sa corde sensible. Il ne devait pas céder à sa colère. Il coula un regard vers moi et se calma. Notre échange n'avait pas échappé à Max, qui ricana.

« Je vois, c'est elle qui t'a rendu docile. Je ne savais pas que tu aimais être soumis, James. »

« Ce que vous ne comprenez pas, Max, c'est que nous formons une équipe. Nous sommes partenaires avant d'être un couple. Il n'y a pas de relation de domination entre nous. C'est ce qui fait notre force. »

« Tu sembles si sûre de toi, Elena. Voyons si ta théorie est vraie. »

Il s'élança vers moi à une vitesse vertigineuse. James n'esquissa pas le moindre mouvement pour me protéger. Notre plan fonctionnait à merveille. Je sortis un couteau de ma botte droite et le lançai sur Max. Mon pouvoir se mêla à mon mouvement. Le vampire finit épinglé dans le mur en face de moi. Cela allait le retenir quelques minutes. Les autres suceurs de sang sortirent de leur immobilité et nous attaquèrent. J'en pris trois et James prit les trois autres. Le sang fusait de toutes parts. Les coups s'enchaînaient. Mon pouvoir exultait. Tant de morts lui plaisaient. James et moi finirent en même temps de déchiqueter nos ennemis. Le silence revint dans la pièce.

Il ne restait plus que Lily et Max face à nous. Le combat serait plus équilibré qu'auparavant. D'après ce que mon pouvoir et moi avions observé, nous serions presque à égalité niveau force. Tout ceci promettait une bataille sanglante. La blessure de Max s'était totalement refermée. Il n'arborait plus aucun sourire à présent. Nos deux ennemis se mirent en position de combat. Nous fîmes de même. Mon pouvoir circula entre nous pour tester l'ennemi. Je vis la peau de la poupée se recouvrir de chair de poule après son passage. Un éclair de peur traversa ses yeux pendant une infime seconde. Je décidai de sauter sur l'occasion pour la torturer avec un bras de pouvoir. Si j'arrivais à la faire plier sans même verser son sang, ce serait gagné. Je remarquai du coin de l'œil que les deux hommes s'étaient écartés de nous. Ils avaient de vieilles rancœurs à régler.

Me concentrant sur Lily, je fis tournoyer mon pouvoir autour de ses chevilles, lui donnant l'impression qu'une corde les retenait. Je la vis conserver avec difficulté son équilibre. Puis je fis se lever une brise qui la frappait à la poitrine. Au fur et à mesure, l'intensité du vent augmentait. La panique se lisait à présent dans les yeux de la poupée. Estimant avoir assez joué avec elle, j'arrêtai toutes tortures. Elle tomba en avant, sa tête se fracassant sur le parquet. Je pus apercevoir une coulée de sang s'échappant de son front. Je m'approchai d'elle à pas légers. Je voyais son corps trembler, comme s'il était secoué de sanglots. Je m'accroupis juste à côté de sa tête. Elle leva difficilement la tête vers moi. Ses yeux étaient suppliants. Mon pouvoir me chuchotait qu'il fallait que je le torture comme elle m'avait torturée. Pourtant je n'allais pas accéder à sa demande. J'allais la tuer rapidement. Après tout, elle n'était qu'un sous-fifre de Max. Peut-être n'avait-elle pas eu son mot à dire dans tout cela. Mais pour ne pas avoir tenté de se rebeller contre son chef, elle allait mourir. J'enroulai un bras de pouvoir autour de son cœur et serrai. Lily tenta vainement de trouver de l'air. Son corps fut parcouru de spasmes. Enfin son organe vital s'arrêta, la délivrant de son malheur.

Après avoir fermé les paupières de ma victime, je me relevai et me tournai vers les deux hommes. Je fis un rapide examen de la situation. Aucune goutte de sang n'avait été versée. Ils se contentaient d'échanger des paroles acerbes. Mon envie d'intervenir était forte. Mon pouvoir s'ennuyait ferme à présent et il ne voulait qu'une seule chose : en finir avec notre ennemi. Pourtant mon ordre de mission me revint en tête. Nous devions rapporter Max vivant à nos patrons qui se chargeraient de le livrer à la personne qui nous avait donné le contrat. James avait dû s'en souvenir aussi. C'était sûrement la raison pour laquelle il n'attaquait pas. Selon notre plan, mon mari devait déconcentrer assez Max pour me permettre d'arriver derrière lui et de le maintenir prisonnier de mon vent métaphysique. Mais à le voir, Max était encore ferme sur ses appuis et pas déstabilisé pour deux sous. Attendre n'était pas mon point fort et d'autant plus dans cette situation.

Puis un léger geste venant de James attira mon attention. Cette petite torsion du poignet était notre signal. Max était dos à moi. C'était le moment idéal pour frapper. Je ne bougeai pas de ma place pour éviter d'alerter l'ennemi. J'intimai à mon pouvoir de se faire discret tandis qu'il avançait vers le vampire. L'air changea imperceptiblement quand il arriva aux chevilles de Max. Les deux hommes continuèrent de se parler. Je forçai mon cœur à rester calme. Mon pouvoir grimpa le long du corps du vampire comme une liane vivante. Puis je le vis vaciller. Il essaya de bouger les bras pour conserver son équilibre mais ceux-ci étaient retenus contre son corps. Il se débattit mais cela ne servait qu'à resserrer la prise de mon pouvoir sur son corps. Quand il comprit que tout effort était vain, il se laissa tomber à terre.

James s'approcha de lui et s'accroupit comme j'avais pu le faire avec Lily. Je le voyais bouger les lèvres mais toute ma concentration était sur le maniement de mon pouvoir. Sa volonté de tuer l'ennemi était forte mais je devais lutter pour l'en empêcher. Mon mari sortit son téléphone de la poche intérieure de sa veste et composa le numéro de son patron. Nous avions des renforts pour emmener Max au quartier général. Quelques minutes plus tard, lesdits renforts arrivèrent et ficelèrent le vampire aussi solidement que possible. Je pus enfin faire revenir mon pouvoir en moi. Le maintenir comme cela me prenait beaucoup de forces. James avait dû remarquer ma détresse car il se mit vers moi en m'enserrant la taille d'un bras. Ainsi soutenue, je pouvais tenir debout sans problème. Les hommes de main de son patron emmenèrent Max qui nous jeta un regard noir. Il ne pouvait plus proférer d'injures vu le bâillon qui encombrait sa bouche.

Une fois que tout le monde fut sorti, James et moi regardâmes les neuf cadavres qui jonchaient la pièce. Leur sang recouvrait une partie du parquet et des murs. Les dégâts seraient considérables pour l'hôtel. Je demandai à mon mari qui paierait pour les travaux. Il me répondit que la famille de Max avait l'argent pour tout rembourser. En pensant à la famille, je me dis qu'il devait avoir des membres éparpillés tout autour du globe. Bien sûr ni James ni moi étions les chefs de clans puisque nous n'avions pas abattu le vampire. Pourtant quelqu'un se chargerait de le faire et ils n'auraient plus personne pour les protéger. Mon mari sembla lire dans mes pensées et me dit qu'ils arriveraient bien à s'en sortir sans Max. Après tout, ils devaient tous être bien plus âgés que moi. Ils savaient sûrement comment survivre. Ils pourraient se trouver un nouveau maître à qui donner leur allégeance puisqu'ils étaient libres.

Nous sortîmes de la suite et nous prîmes les escaliers. Descendre trente étages n'était pas une promenade de santé pour un humain mais pour deux vampires c'était du gâteau. Même si j'étais fatiguée d'avoir autant utilisé mon pouvoir, je pouvais marcher. Nous récupérâmes les clés de notre voiture au voiturier. Ce dernier était un peu hébété, comme si quelqu'un lui avait effacé des souvenirs et qu'il ne s'en était pas encore remis. Il ne fit pas attention aux multiples tâches de sang sur ma chemise et mon visage. Personne ne traînait dans la rue qui jouxtait l'hôtel. Nous mîmes une petite demi-heure pour rejoindre mon appartement. Une fois rentrés, nous prîmes une douche ensemble pour nous nettoyer de tout le sang versé au cours de la soirée. Puis nous nous couchâmes dans mon lit, peau contre peau. Nous étions parvenus au bout de notre mission mais nous n'en retirions aucune satisfaction.

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ÉPILOGUE : Aujourd'hui

Encore à présent, je peine à retirer une satisfaction de l'achèvement de cette mission. À l'heure où je vous écris ces mots, nous sommes à un an jour pour jour de cette sanglante soirée. De nombreux cauchemars peuplent encore mes nuits. James et moi avons pris deux mois de vacances pour nous sortir de la tête ces cinq années. Nous avons pu vivre notre lune de miel. Cela nous avait fait un bien fou. Nous avons même repris contact avec certaines personnes de sa famille. J'avais bien essayé de questionner mon patron sur le devenir de Max mais il ne m'avait jamais répondu. Connaissant un peu mieux les vampires, je mise sur le fait qu'il était enfermé quelque part au fin fond d'une prison avec des gardiens peu scrupuleux.

Mes trente ans arrivent à grand pas et jusqu'à l'année dernière, je ne pensais jamais les atteindre. Maintenant j'ai tout une éternité devant moi. Tant d'années que je ne saurais pas quoi en faire. Bien sûr, il est possible que je trouve plus fort que moi et que je perde la bataille mais quelque chose me disait que cette personne n'est pas encore née. J'avais cherché dans des textes anciens toutes les traces possibles de gens comme moi. Mais cela ne m'a menée à rien. Les aléas de la génétique, vous dirais-je avec un haussement d'épaules.

Mon seul souhait est que pendant mon éternité, je n'ai pas d'autre vampire à traquer sur une aussi longue durée. Cinq ans c'était vraiment beaucoup. James se plaisait à appeler ces années « Notre longue traque ». Traque de notre ennemi. Traque pour me retrouver. Traque pour maîtriser mon pouvoir. J'étais assurément d'accord avec lui, ce fut une longue traque.

FIN


Joyeuses fêtes de fin d'année ! 2018 s'achève bientôt et avec elle cette histoire. Notre Longue Traque a été vraiment un travail de tous les instants et je suis heureuse de vous l'avoir partagé. J'espère que ce récit vous aura plu et n'hésitez pas à me faire part de vos avis juste en-dessous.

Je travaille depuis un petit moment sur deux nouveaux projets qui, j'espère, verront le jour en 2019. Pour vous tenir au courant de mes dernières avancées, j'ai créé une page Facebook dont le lien se trouve dans ma bio.

A bientôt !

MrsBrunette