Bonjour, bonsoir

Voilà le premier chapitre de mon histoire intitulé PHENOMENE.

Bonne lecture.


Chapitre 1 : longs cheveux, poitrine et petites fesses

Je suis un garçon assez simpliste aux premiers abords. Que ce soit camarades de classe ou membre de ma famille je finis par être utilisé. Corvée de ménage à la maison, ramassage de croissant ou de pain au melon pour mes « amis…. J'aimerais me révolter, mais c'est plus fort que moi. Je n'ai jamais eu la force de m'opposer aux autres. Je suis pourtant un garçon grand et mince avec une sacré endurance. Faut croire que mon soucis vient plus de ma personnalité qu'autre chose. C'est vrai ça. J'aide tout le monde et n'importe qui. Pas étonnant que je finisse larbin ou que l'on dise de moi que je suis simpliste. Chez moi je ne peux pas trop me révolter. Je suis fils unique. Ma mère me fait vivre un calvaire. Fais le ménage par ici, déplace ce meuble par là…. Limite je ne possède aucune vie intime. Petit à petit, ma mère et mes camarades de classe ont brisé la plupart de mes rêves. C'est pour cela qu'aujourd'hui, même s'il m'en reste qu'un seul, je sais très bien que je ne pourrais le réaliser. Oui, je suis réaliste. Comment vouloir un harem de fille quand je sais que j'ai jamais eu de copine. De plus, j'ai la vague impression d'être sous-estimé ou rabaissé par ces dernières. Si au moins j'étais capable d'engager une simple conversation avec une fille. Je serais en mesure d'y parvenir. Faudrait déjà que j'arrête d'être le larbin de service. Trop compliqué de changer comme ça d'un coup. Bon, pas grave. J'aviserais bien le moment venu.

J'entends plusieurs coups en provenance d'en bas. Je me doute bien que c'est elle. Que dois-je encore faire ? J'ai nettoyé la salle de bain hier soir et j'ai rangé le grand meuble du salon tôt ce matin. J'aurais aimé être tranquille ce soir. Je lâche le roman que je lisais sur mon lit en soupirant. Ma chambre était relativement petite. Elle comportait seulement le lit, un bureau et une armoire. Je l'avais décoré de poster sur les murs. Ils montraient tous mon idéal de fille. Des longs cheveux attachés ou détaché, des petits seins, des fesses bien fermes et pour finir des cuisses enveloppées de longs collants. Je cachais tout ça lorsqu'elle monte dans ma chambre. Elle m'a déjà déchiré un poster très précieux. Je me fixais quelques secondes devant le miroir accroché à l'armoire. Je passe ma main dans mes cheveux pour garder cet effet ébouriffé qui me donne un certain style. Enfin, je me résignais à franchir le seuil de ma porte. Je descendais lentement les marches en bois de l'escalier. En bas je scrutais les environs. Visiblement elle n'est pas dans le salon. Cherchons dans une autre pièce. Je commence à avoir l'habitude de son tempérament. J'entre à l'intérieur de la cuisine avec mon bras devant les yeux. Les lumières sont trop puissantes ici.

-Tu en as mis du temps.

-Oui, mère.

-Je commençais à m'impatienter.

-Vous m'en voyez navré. Que puis-je pour vous ?

-Je préfère ça. Je reçois un invité de renom à la maison ce soir. J'aimerais ne plus voir de cochonneries dans le salon.

-Il arrive vers quelle heure l'invité ?

-Plus tôt que tu ne le pense. Tu aurais dû faire le ménage bien avant que je te le demande.

-Mes excuses. Quand partez-vous en voyage ?

-Demain de bonne heure. Je serais partie au matin avant que tu aille au lycée.

-D'accord. Je présume que la maison doit être nickel à votre retour.

-Effectivement. Je ne tolérerais aucun manquement à mon règlement.

-Bien reçu.

-Qu'attends-tu ? Vas-y !

-Une dernière chose ?

-Quoi ? Tu m'agace.

-Suis-je obligé de participer à la soirée.

-Oh que non. Tu risquerais de tout foutre en l'air.

-Oui, mère.

-Si tu as compris l'essentiel, occupe-toi du salon.

Je suis soulagé pour deux choses. La première concerne cette soirée. Heureusement que je peux rester dans ma chambre alors qu'elle recevra un homme riche à la maison. J'ai été puni la dernière fois car l'invité ne devait pas savoir que j'existais. Et moi, idiot que je suis, j'ai fais un tour dans la cuisine à cause de la faim. Depuis ce jour tragique, je garde toujours un peu de nourriture et de la boisson sous mon lit à l'intérieur d'un tiroir. La seconde est son voyage. Lorsqu'elle quitte la demeure pour une durée indéterminée, ma mère me laisse tranquille de part son absence totale. Le seul contrecoup reste son retour. Je prends toutes les remarques possibles à ce moment-là. Quel joie d'avoir une mère pareille. Me voici maintenant dans le salon. Quand je regarde bien, les « cochonneries » viennent exclusivement d'elle. Vu que je ne met aucun pieds ici, sauf pour le ménage, tout le bazar qui s'étale sur la table et sur le sol n'appartient qu'à cette femme. Je débute par le tas de paperasse informe que je vois sur le canapé. Je tri, je vérifie et je range l'ensemble de façon ordonnée. Je continue ensuite avec le linge sale qui traîne par terre en l'amenant dans la salle de bain. Normalement elle devrait s'occuper de ça elle-même. Je n'ose rien lui dire car je pourrais perdre ma chambre et le lit en opposant une résistance. Je me souviens avoir dormi dehors durant deux semaines en période hivernal grâce à une dispute avec elle. Elle m'avait interdit l'accès à la maison pour les toilettes et la cuisine en plus de ma chambre. Si possible, je souhaiterais éviter que ce genre de truc se reproduise à nouveau. C'est pour ça que je lave le sol du salon à cet instant précis. Après une heure, je me retrouve avec des multiples douleurs dans tout le corps.

-Ahiro ?

-J'ai fini.

-Je vois ça. Ton repas est prêt. Libre à toi de le prendre en montant dans ta chambre.

-Merci.

-Ne t'avise pas de redescendre.

-Je connais les risques encourus si je mets un orteil en bas.

-Vraiment ?

-Affirmatif.

-Dans ce cas hors de ma vue.

-Bonne soirée mère.

-Dépêche-toi !

Je me dirigeais vers la cuisine afin de récupérer mon plateau-repas. Je montais doucement marche par marche pour ne rien faire tombé. Je poussais avec mon pied la porte de ma chambre et je déposais le plateau sur mon bureau. Je refermais ensuite derrière moi dans l'objectif de ne rien entendre lorsque son invité sera là. Mes membres me faisaient mal. Bras, jambes, mains, pieds…. Même mon dos avait son lot de douleur. Un soupir s'échappa de mes lèvres que je pensais fermées. J'avançais jusqu'à ma fenêtre pour contempler le ciel obscur de la nuit. J'aimais bien la nuit car j'ai l'impression que le temps s'arrête. Dix minutes plus tard j'entame le contenu de mon assiette et le termine rapidement. Totalement épuisé je me déshabille en quatrième vitesse, puis j'entre dans mon lit. Le roman tombe par terre, mais ce n'est pas grave. J'ai trop sommeil.

« Le couloir sombre continu à l'infini. Il ne possède aucune fin. Je coure sans pouvoir m'arrêter. Que suis-je entrain de fuir ? Un son grave résonne de partout. Je ne comprends rien. On dirait une mélodie morbide annonçant la mort. Vais-je y passer ? Non ! Impossible, pas avant d'avoir créé mon harem. J'en veux cinq et pas une de plus. Je ferais tout pour que ça arrive. Je surmonterais océans et montagnes. Le couloir mystérieux s'élargit au fur et à mesure que j'avance. Je franchi un truc étrange ressemblant à mon portrait. Et là…. De la lumière ? Au milieu d'un rocher se trouve une silhouette.

-Bonjour humain.

-Euh…. Où suis-je ?

-Une plaine verdoyante.

-Comment est-ce possible ? J'étais dans un couloir.

-Faux. Tu n'as pas bougé depuis quelques heures. Tu es resté au même endroit.

-Hein ? Soyez plus explicite.

-J'ai entendu ton souhait.

-Lequel ? J'en ai plusieurs, dont la plupart ont été brisés.

-Dis-moi, tu adore les filles ?

-Oui.

-Bon courage humain.

-Euh, attendez mademoiselle !

-Oui ?

-Puis-je avoir votre nom ?

-Il n'a pas de signification dans votre monde. Je ne pourrais hélas vous le dire.

-Ah, dommage. J'aurais voulu mettre un nom sur la jolie fille devant moi.

-Merci. Bonne chance. »

Le bruit du réveil m'extirpa précipitamment de ce rêve très bizarre. C'est surtout la fin qui m'intrigue. J'ai compris grâce à cela que je rêvais. Mes douleurs ont disparu, cependant j'ai une sale migraine. Je retire la couverture sur moi afin de sortir du lit mais…. Quelque chose avait changé. Je n'étais plus le même. Une masse avait poussé durant la nuit sur mon torse. J'entrepris de l'examiner avec mes mains. Du bout de mes doigts je palpais, touchais et sous-pesais. Est-ce vraiment ce à quoi je pense ? Je jetais un coup d'œil vif. Incroyable ! Une poitrine relativement plate avec des petits seins formant des légères bosses. Comment est-ce possible ? C'est génial ! La première poitrine d'une fille que je touche.

Attendez, pourquoi elle est sur moi ? Avec mon autre main je glissais vers mon entre-jambe pour vérifier s'il était toujours présent. Quoi ? J'ai perdu mon pénis ! Hum…. Ce que je gagne à la place m'intéresse un peu plus. Je découvre un bouton suivi par des fines lèvres et une fente. Je m'empresse de me lever pour voir ce spectacle dans mon miroir. Se présente à moi une délicate silhouette avec des longs cheveux noirs. Elle avait des petits seins appétissants et des fines jambes à croquer. La silhouette tourna sur elle-même et je constatais des jolies fesses fermes et bien rebondies. Après mon regard croisa celui de la fille du miroir. Elle m'imitait à la perfection surtout quand je clignais des yeux ou lorsque je caressais mon torse. Nul doute désormais. J'en suis sûr. Je touche mon torse, elle se tripote la poitrine. Je suis cette fille ! J'imagine déjà ce que je peux faire avec mes nouveaux atouts. Ce soir plaisir solitaire, enfin devrais-je plutôt dire découverte de mon corps de fille. Quel étrange coïncidence que je correspond exactement au style de fille que j'adore. Bah, je verrais ce petit détail plus tard.

Je fouillais dans mon armoire un uniforme féminin pour mon lycée. Je me rappelle parfaitement la raison du pourquoi j'en possède un. C'était au mois de mai, je crois. Un groupe de garçon de ma classe voulait que je fasse une séance entière de sport avec l'uniforme d'une fille. J'aurais dû détenir un an de repas gratuit à la cantine du lycée selon leur promesse. Finalité de l'histoire, je me suis tapé la honte devant tout le monde et j'ai reçu une claque de la part de la fille à qui appartenait l'uniforme. En guise de cadeau cette dernière me laissa l'emporter chez moi car elle trouvait ça dégoûtant. J'ai appris peu après qu'elle en avait acheté un nouveau. Maintenant, cette veste et cette jupe trouvent une utilité grâce à moi. Ah, j'avais oublié dans cette histoire. La fille a été obligée de rentrer chez elle en tenue de sport car j'avais aussi mis sa culotte et son soutif pour plus de crédibilité. J'ai eu plein de surnoms bizarres à cause de ça.

J'enfile alors la petite culotte violette et le soutien-gorge de même couleur. Je constate avec émerveillement que ma poitrine fraîchement acquise entre parfaitement dedans. La fille qui possédait cela en avait des petits seins. Je mets ensuite la jupe, la chemise et la veste sans oublier les petites chaussettes. Dans cet uniforme on ne croirait pas que ma poitrine est petite. Du moment que je le sais ça me suffit. Je vais devoir me dépêcher. En bas j'aurais bien l'occasion de trouver des chaussures adaptés. Heureusement que ma mère est déjà partie. Qu'aurait-elle pu dire à mon accoutrement et à mon changement soudain de sexe. Au seuil de la porte d'entrée, avant de sortir, je cherche de quoi me chausser. Je trouve chaussure à la bonne taille. Me voilà prêt à découvrir un nouvel horizon.


Qu'en avez-vous pensé ?

À dans deux semaines pour le chapitre 2.