Acte IV, scène 4

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Anne, Vincent, Alia entrent sur scène.

Louis : Alors c'était bien ce spectacle ?

Anne : Oui, c'était génial tu as vraiment raté quelque chose.

Louis : Bah, je ne sais pas. Ça m'a fait du bien d'être un peu tout seul dans l'appart', sans avoir l'impression d'être observé en permanence. (clin d'oeil vers le public)

Vincent : Oui j'imagine. C'était si horrible que ça l'HP.

Louis : Non, Oui, je ne sais pas, peut-être. Mais l'essentiel c'est que ça m'ait fait du bien.

Anne : Tu as bien raison. Je retrouve bien mon petit Louis optimiste.

Vincent : Quand on est rentré on est passé devant le cinéma on a vu qu'ils ont sortis le film adapté du livre Un monde sans dragon de J.C.. On s'est dit qu'on pourrait aller voir ça tous ensemble dimanche.

Anne : Ouais on a pensé que ça serait une manière symbolique de tirer un trait sur ton délire. À la fin du film, on refermera tout. Et, on saura pertinemment que les dragons existent.

Louis : Oui pourquoi, pas c'est cool de clore cette histoire d'une mort symbolique. Dans notre cas, la mort du délire.

Anne : Je vais aider Alia à faire le repas, elle a proposé de faire des galettes et des crêpes.

Elle sort par la droite suivie d'Alia.

Vincent : Tu n'imagines pas à quel point je suis content de te retrouver frérot. Je ne comprenais pas comment ça avait pu t'arriver à toi. Tu avais toujours été si gentil, si drôle, si rationnel, alors que d'un seul coup tu te mettes à croire aussi intensément en de pareilles foutaises, ça m'a totalement déstabilisé. Je me suis même demandé si quelqu'un ne t'avait pas fanatisé ou enrôlé dans une secte étrange.

Louis : Ah, ah, ah. Ne parle pas de secte et de fanatisme on dirait que je sors d'un camp de dé‑radicalisation, ou que je suis subitement devenu un tueur en série. Tu sais un peu comme à la télé dans les reportages que font les journalistes en interrogeant les proches.

Vincent : Oui c'est vrai que maintenant que j'y réfléchis, ce que j'ai dit ressemble un peu à ces témoignages. (Surjoue) "Oh ! Oui c'est vraiment malheureux. On ne l'a jamais soupçonné. Ça à été un choc, quand on l'a appris. C'était un enfant si gentil, si discret et doux."

Anne et Alia, entrent.

Anne : Finalement, on a oublié de faire les courses et on a même pas de quoi faire assez de crêpes pour nous tous. Donc on vous propose de se faire un resto. On remet les crêpes à demain.

Vincent : Moi, ça me va. Et, toi Louis.

Louis : Euh… Oui pourquoi pas après tout maintenant je sais que la vie continue hors de cette pièce. Allez-y je vais aller chercher une veste dans ma chambre et je vous rejoins en bas.

Anne : D'accord, à tout de suite.

Tous sortent sauf Louis.