Résumé : C'était la guerre. Il pleuvait sur Décembre, quelque part au nord de ma vie qui prenait fin. Le monde tombait en désuétude et on croyait voir la mort emporter avec elle le peu d'humanité qu'il restait sur cette Terre.

Et si, malgré tout, il y avait un espoir ? Un espoir infime ? Et si, quelque part au plus profond de nous, au nord de nos âmes noircies par l'horreur, il restait un peu de douceur et de bonté ?

Note : Je vous souhaite une bonne lecture pour cette nouvelle de douze chapitres écrite dans le cadre d'un concours.


C'était la guerre. Il pleuvait sur Décembre, quelque part au nord de ma vie qui prenait fin. Le monde tombait en désuétude et on croyait voir la mort emporter avec elle le peu d'humanité qu'il restait sur cette Terre.

C'était la guerre. Il pleuvait sur Décembre, quelque part au nord de ma vie qui prenait fin. J'avais été enfant, il fut un temps. Ou peut-être il fut hier. Ma courte existence roulait à contresens dans ma mémoire pour un périple qui, je le savais, durerait sept minutes et se terminerait par ma venue au monde à l'instant même où je le quitterais pour embrasser l'éternité.

C'était la guerre. Il pleuvait sur Décembre, quelque part au nord de ma vie qui prenait fin. Et moi, je me rappelais. Je me rappelais, oui, pour mon plus grand malheur. Je me rappelais qu'il pleuvait aussi sur Novembre, et sur Octobre, et sur Septembre... quelque part au nord de ma vie qui prendrait fin !

C'était la guerre. Il pleuvait sur Décembre, quelque part au nord de ma vie qui prenait fin. Et moi, j'étais partisan de l'amour. Mais j'avais tort, si tort d'aimer... Car c'était la guerre, la sale guerre, et elle n'autorise que la haine ! J'étais donc destiné à mourir en punition d'être capable d'un sentiment si pur, si puissant et magnifique que l'amour, comme tant d'autres avant moi et après moi. Mais avant de m'éteindre, laissez-moi vous raconter mon histoire, notre histoire, l'histoire de l'humanité et de son inhumanité...