Il s'agit d'un poème en vers libres, je me suis donc affranchie de la métrique.


Théorème de l'amour

« Qu'est-ce que l'amour ? » s'interroge la solitaire,

Rêveur être,

À l'heure de la réflexion des astres.

D'un terrain inconnu,

Inspecte l'étendue,

Inscrit un théorème incongru.

L'amour, liste-elle.

C'est deux bras qui enlacent,

C'est deux mains qui caressent,

C'est une bouche qui cajole et qui berce.

Parfois c'est un endroit

Où l'on se sait chez soi.

Un endroit où rentrer

Quand l'on souhaite se délasser.

C'est deux corps sans interstices,

Une carapace protectrice

Où rien ne s'immisce.

Une tendresse qui apaise,

Nous aise,

Une douce fournaise.

C'est quand il pleut,

Qu'il vente un peu,

Songer que tout ce que l'on veut,

C'est être à deux.

Dans la chaleur d'un plaid qu'on partage

Et d'un breuvage.

Voilà ce qu'elle inscrit sur la page

Où elle dépeint de l'amour, son image.